14 décembre 2009
Appel à témoins: Sommet de Copenhague oblige...
Voici déjà quelques jours que le Sommet de Copenhague a débuté: au moment où sont écrites ces quelques lignes, les pourparlers et tractations y battent leur plein... Pour mémoire, cet événement planétaire comme il s’en déroule peu est investi de la noble et délicate mission de trouver, sinon des solutions, du moins des ébauches de solutions, aux menaces climatiques qui pèsent sur notre planète, donc sur son avenir, sur notre avenir…
Pour le reste, du fait de son importance, cet événement hors pair m’a incité, je serai même tenté de dire « m’a invité », à revisiter certaines œuvres et, cela va de soi, leurs auteurs. J’ai pour ainsi dire sollicité un avis auprès d’un Conseil de Quatre Sages. De mes « consultations », histoire de mieux comprendre, ou mieux saisir, les enjeux liés au Sommet de Copenhague, il m’a été comme chuchoté exactement quatre confidences plutôt troublantes de vérité, et ainsi libellées:
[1]La nature appartient aux yeux qui la regardent (Ralph EMERSON, philosophe).
[2]Les subtilités de la nature sont bien plus riches que celles des sens et de l’entendement (Francis BACON, philosophe).
[3]Le droit naturel est la liberté dont dispose chaque homme pour faire usage de sa force, comme bon lui semble, pour préserver sa nature, c’est-à-dire sa vie (Thomas HOBBES, philosophe).
Dans le rêve débute la responsabilité (William YEATS).

Marquons à présent une pause, l’occasion pour moi d’avoir une pensée pour les auteurs cités, en particulier pour le poète YEATS, dont la phrase (souvenons-nous en: « dans le rêve naît la responsabilité ») me semble révélatrice – c’est peu dire – d’un cercle… vertueux, dans un monde où les cercles… vicieux sont plutôt nombreux. Et pour cause: de la liberté naît le rêve, du rêve naît la responsabilité, de la responsabilité naît la solidarité, de la solidarité naît la justice. (Silence…) Cette justice dont on ne dira jamais assez qu’elle tient lieu de rempart, face à bien des obstacles aux libertés humaines…
De ce qui précède, mon souhait se veut plutôt simple, en se gardant toutefois d’être simpliste et simplificateur. Ce souhait, sans vouloir paraître réducteur, je le résumerai volontiers comme suit: que les échos de toutes les voix « entendues » influencent positivement les choix – espérons d’ores et déjà que ces choix soient pertinents – susceptibles d’être arrêtés à Copenhague. Si tel est le cas, alors, et seulement alors, je serai un homme satisfait, à défaut d’être un homme heureux…
Michel ODIKA, le 14 décembre 2009
[1]. Nature belongs to the eyes that see it (Ralph EMERSON).
[2]. The subtlety of nature is greater many times over than the subtlety of the senses and understanding (Francis BACON).
[3]. The right of nature… is the liberty each man hath to use his own power, as he will himself, for the preservation of his own nature, that is to say, of his own life (Thomas HOBBES).
16:23 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, climat, développement durable, sommet de copenhague


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